A : Acédie (nom féminin)

Acédie (nom féminin) : vient du grec « akédia », négligence surtout envers soi-même. En principe, ce vocable est issu du monde monastique d’abord. Un moine touché par l’acédie se désintéresse de son état, devient triste. Il peut avoir ainsi des comportements apathiques, languissants, silencieux. Il peut aussi devenir soudainement furieux, agité et parler avec un débit élevé.

En matière d’humains en ressources, cela se traduit par de l’indifférence : « à quoi bon ? ». On fait donc le minimum, sans trop de soin, avec la nostalgie d’un passé meilleur ou la fébrile attente d’un futur excitant qui ne vient pas. La mélancolie et la rage rentrée se conjuguent. Un absentéisme caractérisé ou un présentéisme hagard et fortement désabusé peuvent être au rendez-vous. Quelquefois une agitation désordonnée se manifeste.

Un leader peut, sous une très apparente fébrilité, être oisif, paresseux, indolent. Il ne travaille pas vraiment, il ne décide pas tellement, il s’occupe à s’occuper. Il est mentalement fatigué, il fatigue réellement. Il n’assume pas vraiment. Il fait semblant.

En risques humains, cette acédie faite de langueur, d’ennui, de négligence et d’indifférence finit par distiller une néfaste amertume. Elle peut générer des dépressions ou des sortes de « burn out ».

Peut-être y aurait-il une acédie positive ? Si l’ennui devient créateur de solutions nouvelles, si l’indolence transforme l’agitation en réflexion, si l’amertume entraîne un humour festif, alors une tendre acédie deviendrait un doux antidote à l’excès de zèle !

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