B : Baraka (nom féminin)

Baraka (nom féminin) : une chance donnée comme une bénédiction, il ou elle possède le souffle divin qui traverse ses actions. Mot arabo-hébraïque qui exprime le fait d’être béni. Familièrement : il, elle, a la baraka, donc la chance lui est donnée. La personne évolue dans un cercle vertueux qui inclut et offre une vie heureuse.

Il y a comme cela des êtres humains qui passent au travers de situations difficiles sans qu’ils soient atteints négativement. Tout ce qu’ils touchent est magnifié, illuminé. Nous disons du bien (de bénir) à leur sujet, ils disent du bien sur les personnes et les projets dans lesquels ils s’investissent. Ils réussissent en affaire avec un sans effort déconcertant. Ils semblent bénéficier d’une protection spéciale. Une sorte d’aura les préserve des ennuis et leur assure succès et belle réputation. Dans une organisation, ce sont des ressources humaines précieuses car elles sont porteuses et des personnes et des projets. Elles ne roulent pas pour elles-mêmes, la vie bonne les traverse et les porte. Il faudrait un test pour savoir comment engager des personnes avec la baraka !

Napoléon, semble-t-il, s’entourait de généraux qui étaient connus pour avoir de la chance. Il croyait en la baraka de certains leaders. La sienne a aussi été de longue durée. L’aveuglement d’oser affronter l’hiver russe a fini par faire se geler sa baraka. Ainsi, en leadership, le problème de la baraka c’est la durée ! Il y a des leaders indestructibles avec une bonne étoile sans éclipse apparente (Je ne sais pas si les étoiles subissent une éclipse). Et pourtant, un jour, la chance tourne et la bénédiction est inscrite aux abonnés absents. La magie est sans plus d’effets. A noter que la baraka s’instrumentalise aussi, un leader bon communicant entretient sa légende et peaufine et proclame sans arrêt sa baraka, même si celle-ci le cocufie.

Le risque de trop croire en sa baraka rend aveugle, sourd, intouchable et incontinent dans le verbe autosuffisant. Le problème réside aussi potentiellement dans le fait que les suiveurs du « barakoudeur » croient en la bonne étoile du berger –chef ou de la bergère intimidante. Ils délèguent leur propre chance à plus chanceux qu’eux-mêmes. Certes, ceci est une stratégie payante, souvent, mais il y a des entre-deux ! Quelquefois, il faut faire du stop sur la route, la baraka a peut-être les allures d’un grand camion avec chauffeur taciturne ou celle d’une Porsche conduite par un personnage de rêve.

Il ne faut pas chercher la baraka, il faut juste l’attirer. Il faut même, technique de drague inusable, faire semblant de l’ignorer. Oser faire savoir qu’on ne compte pas sur elle. Elle, la baraka, va se jeter dans vos bras !

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