D : Danger (nom masculin)

Danger : nom masculin Un mot qui évoquait la domination : être en dangier de, signifiait être soumis à un seigneur. Ce qui a engendré l’idée d’être en péril puisque le sujet dominé était à la merci de son maître, donc sa sécurité personnelle pouvait être compromise. Le mot danger a donc glissé vers les notions de menace, de hasard, d’alea (les coups de dé), de péril. Ces notions se sont étendues vers le risque, le piège, l’impasse, la détresse, l’alerte, l’urgence et la perdition potentielle. Le danger nomme ce qui est périlleux, notamment dans le fait d’être sous le pouvoir de quelqu’un. La dangerosité révèlerait, en langage psychologique, le caractère dangereux d’une personne.

On pourrait d’abord se pencher sur la dangerosité des services de ressources humaines. Sont-ils potentiellement susceptibles de mettre en péril l’organisation qui les emploie en étant peu performant dans les engagements de personnes ? Sont-ils une menace pour les employés qui ont recours à leurs services ? Il ne faudrait pas que le vocable « ressources humaines » suscite la réaction : attention danger !

Les leaders sont dangereux par nature : il dominent donc ils fragilisent les personnes qui doivent être en registre de soumission. Il est clair que les leaders qui fonctionnent par hasard en plaçant des pièges un peu partout sont des leaders dangereux. La menace n’est pas un style recommandable. Mettre sans arrêt les personnes en alerte et générer de l’urgence tout cela conduit à l’impasse. Peut-être aujourd’hui les leaders dangereux sont ils en danger, car leur dangerosité est devenue intolérable, donc périlleuse pour leur carrière.

En matière de gestion des risques humains, le plus grand danger consiste à voir le danger partout et de discerner dans chaque situation humaine un risque énorme et ingouvernable. Mettre des caméras partout afin d’être alerté de suite, suppose que les personnes sont assujetties par le système. Les sociétés voulant zéro danger sont très dangereuses car elles mettent les individus à la merci d’une implacable sécurité avec les idéologies de dominances que cela révèle.

Se mettre en danger permet aussi de prendre le risque de renverser la soumission pour ne plus être dans la dépendance d’un leader, d’une idée, d’une pratique. Oser la désobéissance pour éprouver le beau risque de vivre sans être pris en otages, y compris par soi-même, qui est aussi, peut-être une personne dangereuse pour moi !

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